Coup d’éclat: un peu terne

Très attaché aux problématiques sociétales, José Alcala revient aujourd’hui en salles avec son nouveau film, Coup D’Eclat, un polar dont les principales qualités sont aussi les défauts.

Fabienne Bourrier, capitaine de police à Sète, passe ses journées à traquer sans-papiers et clandestins. Une routine qu’elle assume «car il faut bien que quelqu’un fasse le sale boulot». Un peu froide et pas vraiment compatissante, Fabienne va pourtant se prendre d’affection pour l’histoire d’Olga, une prostituée retrouvée morte. Un suicide, dit-on. Intriguée par cette disparition aussi tragique que mystérieuse, Fabienne se met en tête de retrouver Ilan, le fils d’Olga. Pour la première fois, la compassion prend le dessus sur le simple classement d’un dossier.

Brillamment campé par

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, ce capitaine de police est au tournant de sa vie. Unefemme qui bouclait machinalement les dossiers commence à se poser des questions et à considérer l’être humain qui se trouve derrière chaque enquête. Grâce à Olga, Fabienne aura un déclic qui la poussera à enfreindre des règles. Si le spectateur assiste ainsi au fil du film à la transformation de l’héroïne, dont les bons sentiments sont crédibles et très justement saisis par Catherine Frot (pourtant plus familière des comédies), l’intrigue, elle, patauge.

Outre quelques invraisemblances, Coup D’Eclat est une œuvre qui se veut si réaliste que le rythme en pâtit. Le réalisateur a privilégié l’humanisme naissant chez son personnage au détriment d’une intrigue prenante. Relativement lent, voire «mou» par moment, le film, bien que touchant, n’a d’éclatant que le jeu de Catherine Frot.

Florianna Fis
Mercredi 27 avril 2011

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